Tante Hortense – Plus Cher

Stéphane Massy aurait-il décidé de travailler plus pour gagner plus ? Car au delà de cette boutade, on constate qu’après “Bien” et “Mieux” Tante Hortense revient avec un troisième album dénommé fort logiquement “Plus Cher”. On peut dire qu’en douze titres Tante Hortense réussit à nous convaincre qu’au dela du coût on préfère s’intéresser à la valeur de cette musique, tant ce disque se révèle un joli recueil de chansons qui se révèlent indispensables pour cet été qui s’annonce ensoleillé.

Sur le dossier de presse on peut y lire que Tante Hortense puise son influence chez les Tropicalistes Brésiliens et Philippe Katherine,  effectivement à l’écoute de “Plus Cher” on garde à l’idée que l’on tient là quelque chose de Joao Gilberto qui viendrait jouer de la guitare à nylon avec l’auteur du tube Louxor J’adore. Cette écriture vient d’ailleurs trouver sa vitesse de croisière sur le Bus 531, où ces rythmes caribéens et chaloupés viennent illustrer un texte turlupin et surréaliste.

Tante Hortense est plutôt bien entouré par quelques invités prestigieux. On retrouve sur le disque Eloïse Decazes en duo vocal sur la très belle Liste placée en ouverture du disque, Neman à la batterie sur le touchant cet amour là, ou encore Etienne Jaumet aux claviers sur la Terre. Christophe Rodomisto vient aussi poser diverses guitares ainsi que quelques rythmiques lo-fi sur la plupart des chansons, permettant ainsi à Tante Hortense de se concentrer sur le chant et l’interprétation. Stéphane Massy soigne ainsi son disque et justifie le prix par la richesse de ses arrangements sans pour autant trop charger les compositions. On se garde la superbe Cage de L’escalier où l’esthétique minimaliste prend ici tout son charme avec cette guitare brésilienne au diapason ainsi que ces chœurs à l’unisson.

Tante Hortense fait de ses chansons la description surréaliste de situation du quotidien avec une absurdité douce amère qui finit par nous enchanter avec une certaine nonchalance. Un bon disque des Disques Bien.

Article publié sur le site Indiepoprock.net

Par Mathieu.

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