Blonde Redhead – 3 O’Clock

Je me souviens avoir attendu un certain temps sous la pluie pour voir Blonde Redhead jouer quelques titres issus de « Misery Is Butterfly », album que le trio devait défendre sur scène lors d’un premier passage au même festival en 2004 ou en 2005. Malheureusement, leur set a dû s’interrompre au bout de trois ou quatre morceaux à cause d’une pluie torrentielle. Kazu Makino, Simeone et Amedeo Pace sont donc revenus finir leur prestation en 2010. Pourquoi aussi longtemps, je ne sais pas, et peu importe, même si je me suis plusieurs fois posé la question en attendant dans mon K-Way, sous l’averse. Mes pieds s’enfonçaient un peu dans la boue, j’avais froid, le temps n’était guère amical cette année, mais le groupe a quand même joué pendant les quarante-cinq minutes de rigueur pour un festival d’été. Quarante-cinq minutes quasi-parfaites pour lesquelles il n’en fallait pas plus pour oublier l’humidité ambiante.

J’avoue avoir perdu de vue pendant un certains temps les sorties de Blonde Redhead, seul leur dernier disque, « Barragàn », sorti en 2014, m’avait fait revenir vers leur musique. Certes, on n’y retrouvait pas l’énergie électrique de « Fake Can Be Just As Good » et « In an Expression of the Inexpressible » mais il y avait quelques guitares apaisées qui méritaient un peu plus qu’une écoute polie. C’est avec la même curiosité que je suis allé voir du côté de « 3 O’Clock », un nouvel EP dont le sens de la mélodie me rappelle « Misery Is Butterfly » par moment, et donc ce concert il y a presque sept ans. Une délicieuse nostalgie qui remonte probablement en découvrant ces compositions cinématographiques.

( ♫) Blonde Redhead – 3 O’Clock

Mathieu

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