Cloud Nothings – Life Without Sound

Et puis soudain déboule l’envie d’écouter des guitares sales, distordues, avec un chanteur qui hurle dans le micro la plupart du temps. Tout cela doit finir dans une sorte de chaos électrique prompt à déchirer nos oreilles grâce à de la power-pop lancées à toutes berzingue avec la ferveur d’un mitrailleur en première ligne. Je secoue la tête, je brûle ma vieille chemise à carreau rouge, et je note qu’il y a dans cette musique autant de mélodies imparables que de riffs qui nous vrillent les tympans. Par moment je me demande même s’il ne faudrait pas mieux rester à tout jamais coincé dans cette état d’esprit un peu slacker qui consiste à écouter un déluge de saturations, juste parce que ça fait du bien

Le dernier album de Cloud Nothings dure un peu plus d’une trentaine de minutes et c’est plutôt une bonne chose, tant cette musique nous partage l’idée qu’il ne faut pas chercher à jouer la note de trop. L’efficacité est une vertu rare de nos jours, il faut savoir apprécier ceux qui nous servent les plus belles compositions en quatre accords, si possible avec beaucoup de fuzz, une basse qui rebondie grâce aux  allers-retours du médiator sur les cordes et une batterie qui marche un peu par à-coup. Ecouté de bon matin, c’est indéniablement le genre de coup de fouet qui me donne l’impression que ce tintamarre est le plus beau des sons.

( ♫) Cloud Nothings – Darkened Rings

Mathieu

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