Terry, En Attendant Ana et Moon Eyed à la Mécanique Ondulatoire

Samedi 1er Juillet, je sors de la station Bastille avec un casque sur les oreilles, j’écoute la country décontractée de Heavin’ Heavies, un titre dont je suis instantanément tombé amoureux en écoutant le nouvel album de Terry, un quatuor australien que je m’apprête à voir à la Mécanique Ondulatoire. Le temps d’enfiler un verre je me retrouve juste devant la scène pour Moon Eyed – duo en provenance de Montréal que j’ai complètement oublié d’écouter avant de venir – qui est en charge d’ouvrir la soirée. Un clavier et une grosse guitare électrique demi-caisse s’accordent pour évoquer une sorte de rêve déconnecté dont le chant hagard me rappelle par moment certains titres calmes du Velvet Underground. Il n’empêche, même si leur musique passe plutôt bien avec la pluie qui s’abat sur Paris, je n’arrive toujours pas à comprendre l’utilisation de cette boite à rythme sur Iphone.

( ♫) Moon Eyed – Texas Morning (Live)

 

Je salue rapidement mon disquaire, Fred Paquet, qui organise la soirée avec le label Gone With The Weed, je prends un verre avec une connaissance et j’ai tout juste le temps de me faufiler vers le devant de la scène pour entendre En Attendant Ana. Dans la moiteur de la Mécanique Ondulatoire, j’avoue ne pas percevoir toute les subtilités du groupe, par moment j’entends la trompette, à d’autre la basse, j’arrive à reconnaître leur reprise de « I’ll Be Your Mirror » du Velvet Underground et il me semble que leur chanteuse a plutôt une belle voix. Pour être sûr, j’irai vérifier tout ça plus tard sur leur page Bandcamp.

( ♫) En Attendant Ana – I’ll Be Your Mirror (Live)

 

C’est à peu près comme ça que j’imaginais finir la soirée. Accoudé contre le mur, vers le coin gauche de la scène, un verre à la main, j’essaie en vain de prendre une photo correcte tandis que Terry aligne les titres tout aussi beau l’un que l’autre pour un set qui me semble quasi-parfait. Les vocalises sont classes, les guitares alignent les riffs de hautes volées, les lignes de basse ronflent mélodieusement, comme sur ce morceau de post-punk dont je ne retrouve plus le titre et la batterie est suffisamment simple pour nous rappeler l’innocence même de cette musique. Plus tard dans la nuit, quand je m’écroule dans mon lit vers une heure du matin, les mélodies claires de Take Me To The City résonnent encore dans mon crâne et ça fait vraiment du bien.

( ♫) Terry – 8 Girls (Live)

Texte, enregistrements et mauvaises photos par Mathieu Gandin

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