Reddit Session #2

Il y a quelques temps, alors que je cherchais de nouveaux disques en marge des sorties officielles, j’ai commencé à m’aventurer sur Reddit dans l’espoir d’y trouver quelques pépites quasi-autoproduites passées sous le radar. Pour alimenter cette improbable sélection je suis allé faire un tour du côté d’un subreddit dédié au Math-Rock, genre qui en soi ne veut pas dire grand chose même si certains morceaux de Standards, Parker Luck, et Los Webelos méritent bien que l’on s’y attarde.

La musique de Standards n’est que riffs précis et cadences métronomiques qui semblent tourner au gré des humeurs de ce duo. Marco Mena, à la guitare, semble répondre par de nouvelles phrases mélodiques au moindre break et changement de rythmes de Jacob Richards. Pas de chant, ni de basse, encore moins de synthétiseur, Standards n’est que guitare, batterie, et compositions anguleuses maniant l’énergie du hardcore avec les ambiances cérébrales du post-rock. Leur premier disques me semble parfait pour rester devant son ordinateur, à faire de la programmation fonctionnelle.

( ♫) Standards – Kale & Strawberries

 

Les guitares distordues, la batterie qui cogne et les hurlements à s’en arracher les cordes vocales que l’on peut entendre sur les premières moments de Protocool ont de quoi surprendre mais le groupe Parker Luck sait changer de direction quand il faut. Au bout de 30 secondes, il y a comme une sorte de groove maladroit, vers une minute les guitares partent dans les aiguës façon « frottement du médiator à la limite du pétage de corde », puis vers la fin le groupe se calme un peu et le chanteur arrête de hurler. Une belle conclusion, presque pop, qui n’est pas sans rappeler certains titres de fIREHOSE même si le reste lorgne parfois dangereusement du côté de l’emo-core.

( ♫) Parker Luck – Protocool

 

« Brotherhood » de Los Webelos a été diffusé la semaine dernière mais il date en fait de 2008. Le disque sonne par moment comme du Don Cabalero, en moins hardcore mais plus prog. Il n’empêche le disque est une belle surprise, et rien que sur titre d’ouverture, Tribal Bling, on entend deux guitares et une basse qui s’aventurent dans une sorte de labyrinthe métronomique qui se révèlent passionnant à écouter. Parfois les lignes mélodiques se rencontrent, parfois elles partent dans toutes les directions possible avant de venir s’encastrer dans une sorte de carnage sonore dont le bruit serait le plus beau des sons, surtout quand il est concassé avec une batterie.

( ♫) Los Webelos – Tribal Bling

Mathieu

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