Neil Young & the Crazy Horse – Psychedelic Pill

Neil Young psychedelic pill

A quoi bon écrire quelques mots sur Neil Young … Tout a déjà été dit sur la musique du loner, sur ces débuts, à voyager de ville en ville pour jouer du bon vieux Rock ‘n’ Roll, sur For What’s Worth de Buffalo Springfield, dont le riff en intro m’évoque toujours certains films américains qui abordent le sujet de la guerre du Viet-Nam, sur le super groupe Crosby, Still, Nash & Young, sur l’immense Down By The River, sur le succès générationnel de « Harvest », sur la désillusion des années 70 avec « Tonight’s The Night » et « On The Beach », sur le « It’s Better To Burn Than To Fade Away » que l’on retrouvera plus tard dans le journal de Kurt Cobain, sur le virage électro un peu loupé de « Trans », sur le virage reaganien un peu pénible de « Re-Ac-Tor », sur le retour au source avec Pearl Jam, sur son intérêt pour les voitures électriques, sur les superbes documentaires de Jonathan Demme, sur « Le Noise » qui restera un très beau disque …

Neil Young en est déjà à son second album de l’année avec le Crazy Horse, et mine de rien ça m’a un peu calmé. Sur « Psychedelic Pills » il y a des titres qui font seize minutes, et il y a aussi Driftin’ Back qui dure pas loin d’une demi-heure. En ce moment, je l’écoute beaucoup, surtout le matin, il y a des instants comme ça où il faut une section rythmique écrasante comme du béton armé, des guitares qui hurlent et pleurent en même temps, et puis la voix de Neil Young, un peu frêle, un peu triste, un peu en colère, plus vivante que jamais. Psychedelic Pill ? Ok, avec le flanger je crois que j’ai bien compris, malgré ces 66 ans, Neil Young & The Crazy Horse ont quand même pris pas mal de trucs pour planer. Et puis voilà les seize minutes de Ramada Inn et ça repart comme dans un bon vieux jam psychédélique. C’est d’une telle beauté qu’on en aurait presque les larmes à l’œil …

Le trajet s’étirait un peu entre Paris et Lyon, j’étais coincé dans le train, je regardais le paysage défiler devant moi, c’est dans ces moments là que l’on peut écouter « Psychedelic Pills » d’une traite, l’occasion de s’attarder sur les titres plus traditionnels coincés au milieu de l’album. C’est peut être le fait de rester assis là à ne rien faire, mais j’ai un peu moins accroché sur ces quelques morceaux. Sur les dernier album de Neil Young, L’americana a parfois remplacé la solitude et la tristesse d’antan. Ce n’est pas très grave, parce que ça repart de plus bel avec Walk Like A Giant

Le train est finalement arrivé Gare de Lyon. J’ai pris mon sac, j’ai remonté doucement le quai, je marchais quand même d’un pas assuré au milieu de tout le monde. Je me suis dirigé vers le métro, j’ai remis mon casque sur les oreilles. I’m Driftin’ Back. A quoi bon écrire quelques mots sur Neil Young …

( ♫ ) Neil Young & The Crazy HorsePsychedelic Pill

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Par Mathieu

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