The New Folk Implosion

The New Folk Implosion

Je me souviens bien de l’unique album de The New Folk Implosion, il fait partie de ces disques un peu improbables que l’on aime bien se passer parfois, juste pour vérifier pourquoi on les gardait encore dans sa discothèque. Jusqu’à aujourd’hui, ils sont là, ils trainent dans nos étagères, on les avait oublié avec le temps, on ne sait plus bien pourquoi on les avait gardé et puis on les réécoute et on se surprend à aimer un ou deux titres …

Revenons presque dix ans en arrière, on est en 2003,  et à part quelques titres de Sentridoh, cela fait quatre ans que l’on n’a plus de nouvelle de Lou Barlow. Sebadoh et Folk Implosion avaient sorti leurs derniers albums en 1999, et pour ce dernier, le duo que formait Barlow avec John Davis venait de spliter après trois excellents albums et un titre, Natural One, placé sur la BO de « Kids », le premier film de Larry Clark, qui permit à The Folk Implosion de gagner ses lettres noblesses comme groupe cool au cours de l’année 1995 (je venais juste d’avoir mon bac …) Et puis au bout d’un moment, John Davis, qui ne pouvait déjà pas jouer en concert, voulu prendre un peu ces distances avec The Folk Implosion.

( ♫) The New Folk Implosion – Pearl

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Comme le groupe n’avait pas trop mal marché, le label Domino demanda à Lou Barlow d’écrire quelques nouveaux titres dans la même veine que ceux qu’il avait déjà réalisés pour The Folk Implosion et de trouver d’autres musiciens pour enregistrer tout ça. Lou Barlow accepta. Il demanda à Russ Pollard, le dernier batteur de Sebadoh de le rejoindre, ainsi qu’au guitariste Imaad Wassif. Le groupe ainsi formé se rebaptise The New Folk Implosion, l’album sort en 2003, et ce n’est plus pareil, les morceaux sont moins bons, ça perd en efficacité, et Lou Barlow ne retrouve que pendant quelques instants de cette écriture qui lui permet de trousser une belle chanson avec deux / trois accords sur une guitare acoustique mal accordée.

Je me souviens, j’ai trouvé ce disque un peu après sa sortie, par hasard dans un bac à soldes. Je l’ai toujours, malgré l’envie de m’en débarrasser une bonne fois pour toute. Mais je ne peux pas, il y a dessus deux titres, Pearl et Easy, tous deux écrits et enregistrés par Barlow, deux émouvantes belles ballades folks. Je me souviens bien de l’unique album de The New Folk Implosion, avec deux morceaux il annonce déjà « EMOH » et « Goodnight Unknown » …

( ♫) The New Folk Implosion – Easy

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Par Mathieu

2 thoughts on “The New Folk Implosion

  1. Bonjour Mathieu! Pas écouté ce New Folk Implosion, mais la Bo de Kids est absolument formidable avec outre l’excellent “Natural One”, la poignée d’intrumentaux qui ravive en plus crépusculaire les fantômes de Silver Apples comme croisés avec des beats hip-hop. Et puis, il y a le rageur et l’hystérique “Daddy never understood” du Deluxx Folk Implosion, davantage dans la veine du Sebadoh le plus rentre dedans. Seul les contrepoints des deux titres de Daniel Johnston, malgré le plaisir que l’on a toujours à leur écoute, sont un peu hétérogènes (c’est la face plus enfantine des kids) mais arrivé en fin de galette, on a qu’une hâte après le “good morning Captain” de Slint, remettre ça. J’aime aussi le tout premier album du Folk Implo, “Take a look…”, très artisanal et lo-fi, sans le groove des titres suivants, mais d’une belle inventivité. J’avoue qu’après ces deux coups de maître, les albums suivants m’ont paru un peu trop homogènes (peut-être que j’ai été un peu vite en besogne) mais tu me donnes envie de m’y replonger en attendant le retour, espéré ou craint, de Sebadoh aux affaires.

    1. One Part Lullaby est excellent (faudrait que j’écrive dessus un jour) par contre le disque dont je parle ici est assez moyen, malgré quelques titres intéressants. Je crois que sans John Davis, Lou Barlow avait perdu quelques choses dans la formule lo-fi qui groove. D’ailleurs, c’est après ce disque qu’il s’est remis à faire un disque en solo (l’excellent EMOH) et qu’il a repris sa basse pour rejouer avec Jay Mascis.

      L’EP de Sebadoh sorti cet été me rend curieusement impatient du retour de ce groupe …

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *