Ici et là-bas

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Il m’a fallu du temps pour écrire quelques mots concernant le dernier album de Michel Cloup. J’ai dû me réhabituer à cette écriture à la fois personnelle, pudique, précise dans les détails, mais aussi suffisamment simple et ouverte pour que je puisse par moment y projeter ma propre histoire. La politique est aussi de retour dans les textes, et ça me donne souvent l’impression de résonner avec un quotidien qui vient une fois de plus se heurter contre les barrières de l’individualisme. J’ai donc pris le temps d’accueillir des titres comme Qui je suis, La classe ouvrière s’est enfuie, Deux minutes vingt-cinq, et surtout l’immense Une adresse en Italie, avant d’aller plus loin. Une fois passer cette étape, j’ai pu alors m’attarder sur cette batterie métronomique et cette guitare qui oscille entre fortes distorsions et lignes claires.

La présence de Julien Rufié à la batterie, en remplacement de Patrice Cartier, vient sensiblement changer la donne. Les rythmiques se font plus répétitives et les samples de guitare semblent prendre une direction légèrement abstraite et oblique sur certains titres comme Ici et Là-bas ou D32W. En ce qui me concerne, ces mélodies calmes font indéniablement partie des plus belles choses à entendre lors de trop rares moments d’introspection. Mais j’avoue garder une préférence pour Nous qui n’arrivons plus à dire nous, dont la narration nous expose avec amertume toutes les contradictions que nous traversons depuis déjà de nombreuses années. Et ce n’est sûrement pas un hasard si j’écoute cette chanson tous les matins avant d’aller travailler.

( ♫) Michel Cloup Duo – Nous qui n’arrivons plus à dire nous

Mathieu

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