Orgue Agnès et La Tène à la Marbrerie pour le festival Sonic Protest

Vendredi 24 mars, je me retrouve à la Marbrerie, en plein milieu de Montreuil pour y voir La Tène  et Orgue Agnès dans le cadre de l’édition 2017 du festival Sonic Protest. J’ai pris ma place un peu par hasard, j’ai tout juste prêté l’oreille sur quelques morceaux au cours de l’après midi, je ne sais pas trop à quoi m’attendre pour la soirée et c’est plutôt une bonne chose. Le trio suisse La Tène – dont il faut écouter le disque sorti chez Three:Four Records – s’installe tranquillement sur scène et démarre immédiatement son set avec un long morceau qui bourdonne dans nos cerveaux pendant vingt bonnes minutes. Je m’assoie tranquillement dans un coin de la salle, accoudé sur une dalle de béton, une place idéale pour prendre quelques photos et enregistrer cette musique hypnotique où l’on entend de la vielle à roue, des percussions répétitives et un harmonium indien. Je remarque un temps les déhanchements de la foule avant de me perdre dans les méandres labyrinthiques de mes neurones où les drones de La Tène sont venus définitivement s’installer.

( ♫) La Tène (Live)

 

L’ambiance est plus foutraque avec Orgue Agnès. De nombreux instruments sont éparpillés sur scène, ici une guitare acoustique reliée à je-ne-sais-quelle suite d’effets distordus, là un synthétiseur et des filtres de modulation, enfin Ernest Bergez – alias Sourdure que j’avais pu voir en concert l’année dernière, assurant en solo la première partie d’Aquaserge – joue d’un violon lui aussi amplifié et déformé. La rythmique ressemble à une étrange bossa minimaliste, à moins que ça ne soit un râga indien inexplicablement chaloupé. Je termine le concert en hochant la tête de bonheur avec cette musique dont l’acoustique naturelle de la Marbrerie apporte un volume extraordinairement inattendu.

( ♫) Orgue Agnès (Live)

Texte, enregistrements et mauvaises photos par Mathieu Gandin

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