Bjarki – This 5321

Une fois n’est pas coutume, je dois la découverte de la musique de Bjarki à un collègue qui se passionne pour la musique électronique. Mais là où je mériterais d’appréhender cette dance music au cours d’une rave parisienne, planqué au fin fond d’un entrepôt, j’avoue ne garder qu’une sorte d’aspect purement fonctionnel pour cette forme musicale répétitive, séquencée et synthétique. Comme beaucoup de gens, j’ai besoin de me concentrer au moment où je dois passer chaque jour des heures devant un ordinateur pour y écrire des milliers de ligne de code. Et « This 5321 » que j’ai découvert il y a quelques mois est devenu progressivement l’un de mes disques préférés pour combler mon déficit d’attention.

Bjarki maximise plusieurs spectres musicaux, parfois même au cœur d’un seul morceau. Galopinn Muninn – d’où sort le titre ? Génération aléatoire de chaines de caractères ? Algorithme d’association de mots ? – démarre sur un pattern assez simple, les basses sont séquencées bizarrement, quelques glitches viennent faire danser notre cerveau avant que l’arrivée d’une phrase de synthétiseur assez simple ne s’empare progressivement du morceau. Les rythmiques changent, comme des réminiscence lointaine de la jungle et, fait assez rare, il me semble entendre des voix étrangement compressées, comme des fantômes perdus dans la machine. Les infrabasses qui surgissent à trente seconde avant la fin ressemblent à une invitation presque charnelle au dance-floor. Mais trop vieux pour partir dans cette direction, je préfère lancer une compilation du code que je viens d’écrire.

( ♫) Bjarki – Galopinn Muninn

Mathieu

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