Blood Moon Boulder

chuckjohnson

Respirer trois fois de suites. Inspirer profondément. Sentir le bois de la table et la dureté des cordes métalliques. Accorder l’instrument de façon inhabituelle. S’assoir et appréhender une première mélodie simple. plaquer un accord et laisser résonner les notes pendant quelques secondes. Laisser venir un contrepoint entre ce que l’on joue avec le pouce et le reste (l’index, le majeur et l’annulaire). Accélérer le rythme des doigts de temps en temps. Se pencher sur le manche pour mieux voir la table. Tenter une improvisation. Ralentir la cadence pour revenir à un simple arpège. Laisser le silence s’installer et repartir de plus belle avant de finir le morceau sur une note légèrement bourdonnante …

( ♫) Chuck Johnson – Silver Teeth in the Sun

La chaleur et la fatigue semblent augmenter de concert alors que cette journée se termine difficilement. Quand je remonte la rue le soleil est encore à son zénith et l’air se fait rare. Je marche là où il reste un peu d’ombre et je sens mes lèvres s’assécher. De ces moments là il ne reste que des choses simples, le drone lointain d’une guitare, les cordes que l’on pince jusqu’à atteindre une certaine forme d’hypnose, le son du bottleneck qui glisse et le silence entre les notes. Depuis quelques jours, Chuck Johnson est mon nouveau compagnon d’infortune, matin et soir, et ça tombe bien, il vient de tout juste sortir un nouvel album, « Blood Moon Boulder ». Assurément le genre de disque qui me donne envie de ressortir de la bibliothèque la méthode de guitare de Marcel Dadi

( ♫) Chuck Johnson – The Deer and the Snake

Mathieu

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