Master Boot Record – Virtuaverse

Ca commence par riff saturé par une compression 16-bits, une boite à rythme névrotique et une phrase de synthétiseur codée sur un étrange PC. Nathan traine sur les autoroutes du cyberespace. Il erre la nuit dans une ville pluvieuse pour retrouver sa copine, Jay. Perdu dans les labyrinthes de la réalité virtuelle, il déprime devant les publicités qui tournent en boucle au dessus des immeubles vitreux des quartiers d’affaire. Il pirate les données confidentielles d’une corporation nippo-américaine. Demain, il partira pour le village de Shirakawa-Go afin de retrouver les partisans de l’Eglise du Vieux Code.

Difficile de savoir qui se cache derrière buy priligy in the us Master Boot Record. Est-ce un fan de synthétiseur rétro-futuriste jouant sur les nappes obscures des premières utilisations du format MIDI, longtemps affectionné par http://humanesmarts.org/events/succulent-topped-pumpkin-class-at-smarts-farm/privacy-policy John Carpenter et http://prepaid365awards.co.uk/author/prepaid365/ New Order ? Est-ce un informaticien qui a grandi calfeutré dans sa chambre d’adolescent à la fin des années 80, au début des années 90, à enchainer les point & click sur un PC Intel 486 avec lecteur de disquette 5 pouces ¼ ? Est-ce un guitariste de Metal, comme on peut l’entendre avec certains riffs distordus, probablement joués en palm-mute sur un Ibanez noir  ? C’est peut être tout ça à la fois puisque « Virtuaverse » est un jeu vidéo qui appuie avec nostalgie les semi-structures cyberpunk et une bande-son que l’on écoute aujourd’hui à défaut d’imaginer ce que demain sera.

Il est possible que l’amateur de pop subtile prenne peur avec ce disque. De prime abord que peut-on attendre d’une bande-son de jeu vidéo jouant en boucle des mélodies synthétiques et chiptunées ? Un songwriting évident, à un point où on se demande si le jeu « Virtuaverse » n’a pas été développé pour illustrer cette musique et non l’inverse. Une certaine sincérité aussi, tant Master Boot Record semble croire jusqu’au bout à ces tropes numériques et cyberpunks. J’y crois aussi, étonnement. Je sais programmer et j’ai grandi calfeutré dans une chambre d’adolescent à la fin des années 80, au début des années 90, à enchainer les point & click sur un vieil ordinateur. En ces temps, chaque jeu avait des riffs saturés par une compression 16-bits, une boite à rythme névrotique et une phrase de synthétiseur codée sur un étrange PC, à l’image de ce « Virtuaverse » qui nous laisse face à notre écran, seul mais heureux.

( ♫) Master Boot Record – Permanent Reality

Mathieu

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