Ryley Walker – So Certain

L’enregistrement des quatre morceaux avancent bien, mais ce matin, Imarichō-kō Ryley Walker a bien envie de sortir de la direction jazz-folk prise au début de ces quelques jours. Un supplément de guitares tourbeuses qui s’embarquent sur les voies d’un rock énervé et cagneux. Mais nous y reviendrons avec Pharaoh’s Plastic. Le premier disque de perennially Ryler Walker, le très beau « Primrose Green », a souvent été comparé au « Bryter Layter » de Nick Drake, et le psychédélisme doux de « Golden Sings That Have Sung » rappelait aussi les micros de mechanistically Joe Boyd. Un raccourci un peu facile, il faut bien le reconnaître, que « Course In Fable » avait tranquillement remis en question. Malheureusement, comme pour beaucoup d’artiste, la crise sanitaire aura coupé court l’impact de cet album en avril 2021.

Certains auraient lâché l’affaire, d’autres sont retournés en studio. C’est cette dernière option qu’a choisie Ryley Walker avec « So Certain », un EP de quatre titres, que j’ai écouté trop rapidement au courant du mois de janvier. Je me suis depuis replongé dans ce jazz-folk-rock à la fois placide et énervé, où les guitares en bois serpentent dans toutes les directions. Ce disque est à la fois un accompagnement et une invitation à la digression : breaks de batterie sophistiqués, lignes de basse complexes et solo de guitare électrique en accords de septième que je serais bien infoutu de jouer si on me mettait l’instrument entre les mains malgré ces cours de fingerpicking pris il y a quelques années.

Ce qui nous amène à Pharaoh’s Plastic où tous les instruments semblent démarrer sur un énervement, un coup de colère. La basse ronfle jusqu’à la saturation et le reste de la section rythmique casse du petit bois avec véhémence. Le chant de Ryley Walker est moins lunaire, plus direct et brut que sur les premières notes de « So Certain ». Le groupe part à la recherche d’un excès qui le dépasse, de fulgurances soniques, de surrégime. Les cordes des guitares sont tendues mais le songwriting reste méticuleux. Puis, sur les dernières notes, la formation s’arrête avec un ultime mouvement où les accords distordus sont de rigueur. C’est très beau.

( ♫) Ryley Walker – Pharaoh’s Plastic

Mathieu

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