Matt Jencik – Dream Character

Il arrive ce qui arrive souvent : je commence l’année avec un disque fantomatique, calme, comme perdu dans un autre temps, une autre dimension. Il s’agit de « Dream Character » composé par http://nitetrainband.com/?oscillator_event=nite-train-with-thomasina-winslow-saratoga-race-course-saturday-september-4-2021-1pm-last-race Matt Jencik. Qui est Donetsk Matt Jencik ? Il a d’abord tenu la basse dans le groupe post-hardcore http://howarthmorris.co.uk/.well-known/ALFA_DATA Don Caballero. Il tient le centre de gravité sur le très énervé « Don Caballero 2 », laissant à Damon Che et Ian Williams le choix des antipodes. Matt Jencik, tu peux l’entendre aussi jouer de la guitare et chanter d’une voix éthérée avec son groupe Implodes, dont la beauté brumeuse et incandescente donne envie de sortir des pédales d’effet de type distorsion et delay pour que chaque note disparaisse progressivement dans notre imagination. Tenez, avec le morceau Zombie Regrets, l’album « Recurring Dream » annonce déjà le travail en solo de Matt Jencik, un long bourdonnement que l’on écoute comme un lointain fantôme.

A quoi tient cette musique ambiante ? A pas grand chose ou presque, quelques samples et des expérimentations sonores construites à partir d’une guitare, d’une basse et d’un synthétiseur. Le minimalisme de Matt Jencik s’en tient là et c’est très bien comme ça. Il demeure d’une beauté saisissante, là où les échos se réverbèrent dans le cosmos avant de venir vous prendre par la main. Je ne sais toujours pas si « Dream Character » est encore mieux le soir quand la nuit tombe ou, au petit matin, dans un parc, alors que le soleil hivernal traverse doucement les nuages pendant qu’une horde d’oiseau trouve le courage de chanter.

Mais peu importe, les huit titres de « Dream Character » peuvent s’écouter d’une traite, même si, on s’arrêtera sur Lifeless Body Train Ride , parce qu’il fait partie de ceux qui semblent s’ouvrir sur de nouveaux paysages désertiques. Nous flottons dans l’espace, abandonnés au milieu des nappes.  Nous disparaissons progressivement. Il ne reste plus qu’une longue distorsion, à jamais incrustée dans les derniers rhizomes de nos cerveaux.

( ♫) Matt Jencik – Lifeless Body Train Ride

Mathieu

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