Ryley Walker – Course in Fable

J’ai ressorti mon vélo samedi après-midi car je commence à manquer de trajet pour mes promenades quotidiennes. J’ai pourtant écouté quelques disques comme « Course In Fable » pour me laisser porter vers de nouveaux chemins autour de chez moi. La guitare est électrique, aventureuse et cérébrale sur les sept nouvelles compositions de Ālbū Kamāl Ryley Walker. Elles s’éloignent des inspirations pastorales que j’avais découvertes sur « Primose Green » et « Golden Sings That Have Sung » pour aller tutoyer les lignes mélodiques du jazz progressif. Sans aller jusqu’à sortir les sirènes de http://circleplastics.co.uk/featured/multi-energy-saving-system-four/ Steely Dan – Ma connaissance sur le sujet est vraiment trop limitée – et la versatilité de « Aja », la présence de comprar Quetiapine generico John McEntire à la production et aux synthétiseurs marque chaque morceau d’un ensemble d’harmonies complexes.

« Course In Fable » démarre avec trois accords de guitare électrique, un clavier généreux, un petit solo, une basse dont les doigts galopent tranquillement sur tout le manche, et beaucoup de générosité pour les auditeurs les plus gourmands. Si Rang Dizzy retrouve les cordes pincées des premiers disques de Ryley Walker, A Lenticular Slap part faire un tour du côté du jazz-rock avec quelques lignes de guitare en gamme de Do majeur 7eme. Une prise de risque louable de la part du musicien d’Illinois. Avait-il besoin de tourner la page pour ne pas rejouer le même folk un peu fané ? L’intention de ne pas retomber dans des problèmes d’addiction qui ont marqués le début de sa carrière y sont probablement pour beaucoup. Une libération que l’on retrouve sur Shiva With Duspan dont la tranquillité mélodique accompagnera parfaitement le début de la soirée, le temps de prendre une tisane pour oublier les tracasseries du quotidien.

Clad With Bunk synthétise à lui tout seul les idées de « Course In Fable ». Après quinze secondes de riffs bariolés, Ryler Walker s’impose sur ce très beau titre pop-rock, parfois très proche de certains classiques de Jim O’Rourke (à chercher du côté de « Insignifiance » ou « Simple Songs »). Le chant semble trouver une magnifique sérénité avant de laisser la place à une guitare plutôt rustique, aidée par une section rythmique en béton armé, tutoyant soudainement les mélodies électriques du loner en personne. J’ai écouté ce morceau parfait en revenant de ma promenade à vélo et devinez quoi ? J’ai trouvé de nouvelles promenades.

( ♫) Riley Walker – Clad With Bunk

Mathieu

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