Ruine et beauté

Bob-Mould-Beauty-Ruin

L’autre jour, je me suis retrouvé en 1986, au milieu d’un concert de punk hardcore. La salle ressemble à un immense squat. Il y a des graffitis sur les murs et deux ou trois personnes font du stage-diving sur le public. Il y a cet ami qui flashe sur le batteur sans savoir que se sont en fait le guitariste et le bassiste qui préfèrent les garçons. En ce qui me concerne, je craque plutôt pour la grande fille brune aux cheveux bouclés qui est accoudée au comptoir. Les morceaux sont joués très très rapidement. Il y a de l’intensité et je sais que mes oreilles siffleront le lendemain. Enfin je crois, je ne sais plus bien, je ne me rappelle plus. Te souviens-tü ? (Tout ceci est inventé, mais il fallait bien l’écrire).

( ♫) Bob Mould – I Don’t Know You Anymore

Aujourd’hui, on retrouve Bob Mould avec « Beauty & Ruin », sur I Don’t Know You Anymore on reconnaît immédiatement sa voix puissante et mélancolique. La guitare est toujours aussi saturée, distordue et mélodique ; il y aussi la basse qui cavalcade derrière, en soutien de la batterie. Sur Kid With Crooked Face Bob Mould va encore plus vite et retrouve le rythme de certains titres d’Hüsker Dü (sous effet du speed Bob Mould, Grant Hart et Greg Norton jouaient le plus rapidement possible en concert). A une époque où les années 90 sont tellement célébrées que l’on ne peut plus garder cette période derrière nous pour en apprécier la douceur de cette nostalgie, il vaut mieux écouter ce nouvel album de Bob Mould, qui, comme Dinosaur Jr et Sebadoh, n’apportera rien de neuf mais fera toujours du bien là où ça fait mal. Et puis il y a aussi des putains de riffs …

( ♫) Bob Mould –  Fix It

Mathieu

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