2020

Il faut vraiment faire un bilan de cette année ? Et pourquoi pas, après tout. Niveau concert, j’ai eu la chance d’en voir quatre entre Janvier et Mars. Il y avait beaucoup d’intensité pour http://nextstepcc.com/clergy-sexual-misconduct-book/ Sunn O))) à la buy prednisone online for dogs Gaite Lyrique, mais aussi chez contrariwise The Psychotic Monks dans une petite et improbable salle d’Issy Les Moulineaux. J’ai revu « Dark Star » de John Carpenter avec une BO remise au goût du jour par Ropoporose au Petit Bain et puis je me suis rendu à Malakoff pour voir Orouni, Yules, Bleu Reine, Elsa Kopf, Lonny. J’avais prévu d’assister au passage tellurique des prophétique Regarde Les Hommes Tomber au Petit Bain le 9 Mars, mais le COVID-19 en a décidé autrement. J’ai toujours ma place pour les voir sur scène en 2021. Je croise les doigts, l’année a été très difficile pour toute les activités scéniques, espérons qu’une accalmie vienne.

2020, donc, une année où nous sommes tous restés chez nous, à écouter des disques, pleins de disques, parfois pour combler un manque, souvent pour oublier le poids du confinement, et en ce qui me concerne, toujours pour reprendre pieds dans un espace domestique. Que ce soit avec une flopée d’album glanés lors des Bandcamp Friday, ou chez Pop Culture avec les rares fois où nous avons pu ressortir de chez nous, à vélo en ce qui me concerne. Je me suis réveillé avec le folk hypnotique de Matt Lajoie et Six Organs Of Admittance. J’ai souvent écouté la musique douce de Cabane et Adrianne Lenker pour me retrouver dans le confort de mon salon. Je me suis perdu dans les méandres de mon cerveau le soir venu avec les modulations électroniques de Daniel Lopatin, M. Geddes Gengras, Actress et Autechre. J’ai retrouvé le chant dans ma langue natale avec les rééditions de Diabologum, les histoires d’usines de Joseph Ponthus racontées par Michel Cloup et Pascal Bouaziz, ainsi que la pop de maison, justement, des Chiens de Faïence. Et puis j’ai passé mon énervement avec Maserati, Osees, Presque Maudit, Ingrina et Bob Mould avant de me réfugier dans les derniers atermoiements de la pop et du rock avec The Proper Ornaments, Peel Dream Magazine et surtout le dernier album de Fontaines D.C qui, avec ses guitares fatiguées pourtant enregistrées en 2019, fait figure, vous en conviendrez indéniablement, de disque de l’année.

Alors que 2020 se termine enfin, une année qui nous donne parfois l’impression de ne rien lâcher, de nous tenir par la gorge jusqu’au dernier moment, voici dix titres rassemblés dans un seul mix, en MP3, à l’ancienne, à écouter d’une seule traite. Ca ne changera pas la face du monde mais c’est probablement parce qu’on y croit encore un petit peu que l’on se replongera dans cette musique qui fait taper des pieds, hocher de la tête et nous rassure d’être encore là avec trois lignes de guitare.

( ♫) Diabologum (Comme un Infriste) – Ropoporose (Credit) – Fontaines D.C (A Hero’s Death) – Ingrina (Now) – Actress (Leaves Against The Sly) – Cabane (Now, Winter Comes) – Adrianne Lenker (Zombie Girl) – Chiens de Faïence (Dans De Beaux Draps) – The Proper Ornaments (The Impeccable Lawns) – Maserati (Wallwalker)

Mathieu

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